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Drumel Philippe


Drumel Philippe


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Philippe DRUMEL à Barcelone

EXPOSITIONS  - 2007/2/27

Avec 34 ans dans le monde de l’art et l’objectif de promouvoir l’oeuvre des artistes, le Grupo Batik Art a le plaisir de partager avec vous cet anniversaire tellement spécial. L'événement est célébré (...)

PHILIPPE DRUMEL: Entrée en Matière

EXPOSITIONS  - 2006/5/11

Dans le cadre des "Parcours d'Artiste" de "INTR ART MUROS", le peintre nous propose une plongée au coeur de la matière, quand c'est la réalité qui imite l'art. Visible à Mons, en Belgique, au 12 de l (...)

Peinture en SICILE

COURS  - 2006/4/17

Pâques 2007: Stages de peinture à l'huile en Sicile avec Philippe Drumel. Renseignements et inscriptions Cultural Services for Tourism Mariangela Gioacchini. Via Scarrozza n° 22. 96017 Noto (SR) Italy (...)

 
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Verger en fleurs
Moulin sous la neige
Vigne en pergola
Champ de blé et vaches
Waudru Eglise d'Auvers
Pont sur le canal du centre
Les perce neige
Nymphéas
Nathalie
Muret et chênes
Meules aux cimenteries
Margot
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Le paysage, à la montagne, à la campagne ou à la mer, j’y fourre le nez depuis les années 70, avec quelques interruptions le temps de gagner honnêtement ma vie, de me prendre pour un écrivain, de commettre une bande dessinée, quelques affiches de théâtre ou des illustrations grinçantes dans un journal satyrique de la région de Mons qui est ma terre natale.
Mais depuis quelque temps, la peinture domine mon emploi du temps et les motifs végétaux se sont considérablement rapprochés de l’oeil, comme pour imposer leur présence obsessionnelle, pareils aux racines des forêts vierges de Thaïlande et du Laos, qu’on voit reprendre leurs droits et enserrer de leur étreinte les monuments et les temples oubliés de l’homme. Mais nous sommes en Belgique, ou dans le midi de la France...
Souvent plaqués à échelle réelle, les premiers plans des arbres, des fleurs sauvages ou des cultures alimentaires, proposent toute une panoplie de cet enfer vert bien de chez nous qui semble encore, pour un moment, damer le pion à l’urbanisme qui devrait avant longtemps encadrer nos petits villages contemporains.
Ici, « l’imitation de la nature » dont le détail aimerait quelquefois rappeler celui de nos bonnes vieilles planches botaniques, pousse l’expression jusqu'à vouloir ressembler aux méandres et mouvements en apparence capricieux ou désordonnés de la flore, au rythme nerveux des coups de brosse, des coups de couteau, des traces de doigts et des rayures laissées par la queue du pinceau.
J’ai souvent des prétentions de créateur comme si j'étais moi-même ce Dieu que j'ai cherché partout et je rêve que tout ce petit monde s’anime, comme éclairé par un feu intérieur, qu’il se convulse dans le volume des pâtes, prend vie pour jeter au regard les reflets plats et brillants sous l’empreinte du couteau dans les pétales, les traits de brosse modelant la fibre végétale et, végétal lui-même, le fond coloré de la toile de lin ou de jute, laissé çà et là apparent entre les touches...
A côté de çà, j’ai toujours été attiré par cette image d’Epinal du paysagiste ou du peintre du dimanche, qui va à la peinture comme d'autres vont à la pêche, avec son chevalet, sa grande palette et son litron de vin, qui « peint dehors », prenant pour motif des sujets qui tiennent d'avantage de la carte postale que de l’œuvre d’art. C’est une forme d’expression qui ne se monte pas trop le cou, un spectacle qui commence sur un chemin de campagne et qui prend à témoin les ouvriers sur leur tracteur, les promeneurs et les gamins en vadrouille.
Plus tard, elle se donne à voir dans des lieux simples, informels et accessibles, pareils à ces vues rassurantes de la société végétale omniprésente, accessoirement située à l’avant-plan de tel moulin, de tel village ou de tel escalier, parce que le spectateur se rassure souvent à la vue de ces repères que ses semblables ont bâti. L’homme est un grand adorateur de la matière inerte. Il aime mettre ses créations au premier plan et n’hésite pour y parvenir, à piétiner celles de ses dieux. Elles se présentent loin des formes intellectualisées qui exigeraient du visiteur-voyeur de passage, la connaissance qui lui ouvrirait les portes de l’orgasme artistique.
A l’écart des galeries des grandes villes, dans des bistrots ruraux, des restaurants de village, elle fait naturellement partie du décor, sa présence est logique et intemporelle : nous pouvons entrer dans les tableaux...
A l’intérieur, un sentiment de déjà vu nous met en confiance, les couleurs et les forts empâtements « à la Van Gogh » font partie depuis longtemps de nos habitudes de consommation visuelle. Il s’agit d’un monde familier, même si ses principes fondamentaux échappent souvent à l’observation.
La légende suppose que cette façon de peindre, expressionniste, fauviste, à la manière de, (c’est comme vous voulez) consiste principalement à employer des couleurs pures telles qu’elles sortent du tube, de façon à exploiter l’éclat optimum des tons. C’est en ce sens vrai qu’il vaut mieux partir d’une pâte dont le pigment est le plus proche possible de la nuance voulue parce que les mélanges où interviennent des pigments de chimie différente ont tendance à s’oxyder entre eux, à ternir et à donner des couleurs boueuses.
Il y a plus d’un siècle que tout le monde connaît le principe des couleurs complémentaires et des tons rompus. La juxtaposition du rouge et du vert qui produit un effet d’optique, une vibration comme s’ils essayaient de se dominer l’un l’autre, le jaune et le violet pâle, «lilas», qui scintillent, ou encore, le mélange d’une couleur avec une pointe de sa complémentaire pour faire voisiner un ton rompu avec un ton pur afin d’amplifier sa tonalité.
Mais c’est aussi une histoire de sculpture ou de modelage... La peinture au couteau laisse des touches plates qui renvoient la lumière et donnent aux tons toute leur force, quand les brosses strient la couleur et atténuent sa vivacité.
On peut peindre aussi avec les doigts, gratter la pâte fraîche avec la queue du pinceau pour y laisser des sillons, retracer des sertis allongés d’huile et de pétrole pour cloisonner et faire ressortir des formes qui font que certaines toiles rappellent parfois les images classiques de la bande dessinée.
C’est une recette de cuisine dans laquelle on associe des goûts, des condiments qui s’opposent, du salé sucré ou de l’aigre-doux qui provoquent une palpitation de la langue, une recette où on affadirait certains mets pour que d’autres, juste à côté, paraissent plus relevés.
Une recette laissée à l’intuition, au talent du cuisinier et au goût des gourmets, bien sûr, mais tous les cuisiniers vous diront que l’étape la plus difficile à franchir, c’est de réussir sa première omelette !

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Philippe.


 
 
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